Zetes - Résultats Semestriels 2009

UNE EXCELENTE PERFORMANCE DU PEOPLE ID SOUTIENT LES RÉSULTATS DU PREMIER SEMESTRE

Résultat net du premier semestre 2009 à 3 millions€
soit la moitié du profit de l’année 2008
Revenus du Groupe à 83,9 millions€
en recul de 11,2% par rapport à H1 2008 mais en légère croissance par rapport à H2 2008 (+0,8%)
EBITDA courant à 7,1 millions€
(-10,9% par rapport à H1 2008 et -2,7% par rapport à H2 2008)
Goods ID : Projets ralentis mais effet amortisseur du recurring business
Revenus à 65 millions € (-17,9% par rapport à H1 2008)
Marge brute en augmentation de 4,1 points, à 45% des ventes
EBITDA courant à 4,3 millions € (-39,4% par rapport à H1 2008)
People ID : Croissance et rentabilité excellentes
Revenus à 18,8 millions € en croissance de 23,5% par rapport à H1 2008 et de 33,8% par rapport à H2 2008
EBITDA courant à 4,1 millions € en croissance de 80,7% par rapport à H1 2008 et de 178,3% par rapport à H2 2008

I. COMPTE DE RESULTATS

Le résultat net du Groupe s’établit à 3 millions €, soit la moitié du résultat de l’année 2008, ce qui constitue une bonne performance eu égard aux circonstances économiques exceptionnellement difficiles de ce premier semestre 2009. Zetes le doit à la diversification de ses activités entre Goods et People ID et à un business model de plus en plus orienté vers le software et la prestation de services à haute valeur ajoutée.
Le revenu du Groupe s’est contracté de 11,2% au cours du premier semestre par rapport à la même période de 2008 mais s’affiche en croissance de 0,8% par rapport au second semestre.
Dans le même temps, la marge brute relative passe de 42,3% à 46,5% à période comparable, soit une performance légèrement supérieure à celle escomptée au terme du premier trimestre. Cette évolution résulte des efforts stratégiques permanents pour accroître le niveau de valeur ajoutée des prestations et d’une pondération plus forte du People ID (traditionnellement assorti d’une marge plus élevée) dans le revenu total du Groupe.
L’EBITDA courant s’affiche à 7,1 millions € en recul de 10,9% par rapport au premier semestre 2008 et de 2,7% par rapport au second.
Quant à l’EBIT (à 4,2 millions €), s’il est en recul de 15,9% par rapport à H1 2008, il est en progrès de 15,7% par rapport à H2 2008.

1. Goods ID

La crise économique actuelle pèse sur les budgets alloués par les entreprises aux investissements. Beaucoup de projets sont ralentis ou postposés, ce qui explique le recul du chiffre d’affaire de la division. On observe cependant que les clients, sous contrainte de budget limité, orientent leur choix vers des projets à plus forte composante software.
D’un point de vue sectoriel, le transport et la production industrielle sont les plus touchés par le ralentissement économique. Dans ce dernier secteur, les investissements sont essentiellement orientés vers des obligations réglementaires de traçabilité (pharmacie, produits alimentaires). Par contre, le secteur Retail, bien soutenu par la consommation privée, continue d’investir dans l’optimisation de la supply chain. En effet, les gains de productivité permettent aux acteurs de ce secteur de se différencier et de renforcer leur compétitivité. Les clients sont à la recherche de projets dont le Retour sur Investissement est rapide et qui, dans le contexte actuel, s’intègrent et améliorent la productivité de leurs outils déjà en place. Dès lors, beaucoup de projets se déroulent dans des infrastructures existantes et moins dans de nouveaux projets d’extension. Cela explique que la composante Software et Services soit plus importante que la composante vente de matériel hardware. La diminution de gros déploiements hardware se fait surtout sentir dans les grands pays tels que l’Allemagne, la France,… La rentabilité de ces pays s’en trouve affectée même si la marge brute associée à ces roll out hardware est traditionnellement beaucoup plus faible que la moyenne de la division.
Par ailleurs, Zetes connait une très bonne résistance de ses revenus de maintenance et de consommables (recurring business). Ces deux éléments combinés expliquent une nouvelle progression de la marge brute relative. Celle-ci est en progression constante depuis 2006 et amortit l’impact du ralentissement du revenu.

La situation est cependant loin d’être identique partout en Europe. Le Royaume-Uni, entré en crise plus tôt que l’Europe continentale, connait actuellement une croissance significative. Et ce, même si l’impact de cette reprise est partiellement masqué par l’évolution du cours de change de la livre contre l’euro. L’impact sur les ventes de la division est de l’ordre de 2,5%. A l’inverse, au cours du premier semestre 2009, l’Allemagne a connu un ralentissement significatif, ce qui a imposé une restructuration provisionnée au premier semestre mais qui ne sortira ses effets qu’au cours du second semestre. Zetes reste attentive a l’adéquation entre le potentiel du marché et son niveau de frais opérationnels. Dans d’autres pays, la diminution du chiffre d’affaire est le résultat d’une baisse des livraisons de hardware alors que le service et le développement software, qui nécessitent des ressources, restent soutenus.
Fin janvier 2009, Zetes a repris les activités de Print & Apply de Bopack, en Belgique et aux Pays-Bas. Zetes a pris cette décision en dépit du risque que représentait cette reprise réalisée dans un contexte économique très difficile et malgré un carnet de commande anémique. L’intégration d’une équipe compétente et d’une gamme de produits reputée en faisaient une décision stratégique. De surcroît, les activités de Bopack offraient une source de diversification et donc de croissance aux sociétés du Groupe, principalement dans le Benelux. La contribution de Bopack à l’EBITDA est quasiment nulle sur le premier semestre 2009. Après deux mois en légère perte, la tendance s’est inversée pour afficher une rentabilité légèrement positive sur Q2 2009. Zetes a mis en place une structure flexible sous la forme d’un centre de compétence collaborant avec la division Print & Apply en Espagne. L’objectif est d’harmoniser la gamme de solutions et de créer des synergies entre les entités. Grâce au soutien du réseau commercial des filiales belge, hollandaise et française, les ventes ont redémarré et le pipeline permet d’envisager le second semestre plus sereinement. A terme, l’ensemble des filiales européennes proposeront des solutions de dépose d’étiquettes à leurs clients.
Par contre, cette reprise se fait particulièrement sentir au niveau des OPEX du Groupe: reprise de 35 personnes en Belgique et aux Pays-Bas, soit environ 5% de la masse salariale du Goods ID. Hors reprise, les operating expenses de la division Goods ID auraient baissé de 5% environ.
A périmètre constant et en excluant les effets de change, on obtient les évolutions suivantes :

2. People ID

La Division People ID a entamé une année 2009 remarquable à plus d’un titre. Elle a tout d’abord poursuivi l’exécution des contrats de long terme « Build and Operate ». En Belgique, la distribution des cartes d’identité électroniques aux citoyens belges touche à sa fin. En effet, tous les citoyens seront munis d’une carte électronique à la fin de cette année… et en 2010, les citoyens ayant reçu leur carte en 2005 seront invités à la remplacer, la validité de celle-ci étant de 5 ans.
Dans le même temps, la distribution des titres de séjour pour étrangers se poursuit et la carte pour enfants (kids-ID), qui était en phase pilote depuis deux ans, a fait l’objet d’une décision de généralisation. Plus de 100.000 kids-ID cards ont déjà été fournies.
Au Portugal, la distribution des cartes d’identité électroniques est en cours à un rythme conforme aux attentes.
L’enrôlement des citoyens ivoiriens et la personnalisation de leurs passeports se poursuit et les volumes atteignent progressivement le rythme de croisière. Au début du mois de juillet, Zetes a mis en place avec son partenaire local, SNEDAI, des solutions d’émissions de passeports diplomatiques et de visa biométriques dans les ambassades ivoiriennes.
Par ailleurs, la division People ID a exécuté plusieurs contrats de type Build and Transfer : solution d’enrôlement pour les élections au Togo, enrôlement des fonctionnaires au Burundi, mise en place d’une infrastructure de carte d’identité sociale au Gabon et début de la mission de mise à jour du fichier électoral au Congo (RDC). Tous ces contrats sont le fruit d’un travail intensif de business development. Ces efforts, consentis en 2008, avaient à l’époque pénalisé la performance de la division et réduit la rentabilité à un niveau de 12,9% d’EBITDA/Sales.
En corolaire, la réalisation des projets en 2009 a poussé le revenu à 18,8 millions €, en hausse de 23,5% par rapport au premier semestre 2008. L’EBITDA atteint 4,1 millions €, en hausse de 80,7 %. L’activité People ID est quasiment insensible à la crise économique, ce qui contribue à stabiliser les résultats du Groupe. De surcroît, la stratégie mise en oeuvre par Zetes et qui consiste, d’une part, à accumuler les contrats Build and Operate pour assurer une bonne visibilité ainsi qu’une forte prédictibilité des revenus et, d’autre part, à réaliser des contrats Build and Transfer supportant la croissance à la division, porte ses fruits ; elle conforte le management dans sa volonté de continuer à consentir des efforts importants en business development.

3. Groupe 

Les frais de Corporate sont en diminution par rapport à la période correspondante de 2008 et stables par rapport au second semestre 2008. La fonction corporate a pour objectifs essentiels mais limités de définir la stratégie, de contrôler les divisions et filiales et de piloter la politique d’expansion par acquisition. Dans ce dernier volet, l’activité du premier semestre a été intense. Une seule opération s’est conclue avec la reprise de l’activité Print & Apply de Bopack. D’autres opérations envisagées n’ont pu aboutir, soit parce que l’incertitude sur l’avenir des cibles était trop élevée, soit parce que l’activité de la cible présentait des risques d’intégration avec l’activité de Zetes, soit encore parce que les conditions financières et de prix n’étaient pas réunies.
L’EBITDA courant du Groupe s’affiche à 7,1 millions €, ce qui correspond à 8,4% de marge EBITDA/Ventes identique à la marge du premier semestre de 2008.
Des charges non récurrentes sont comptabilisées pour un montant net de 0,2 million €. Deux éléments essentiels composent ce poste : des frais de restructuration et un badwill. A la suite du ralentissement de l’activité en Allemagne, Zetes a décidé de réorganiser les opérations sur deux sites au lieu de trois et de modifier l’organisation de la société allemande pour mieux correspondre aux besoins du marché local. A cette fin, des charges de restructuration ont été comptabilisées pour 0,4 million €. Par ailleurs, la reprise de la société Bopack BV (NL) a conduit à la comptabilisation d’un badwill pour un montant de 0,36 million €. Les amortissements sur immobilisations restent en ligne avec ceux comptabilisés au cours des semestres précédents (1,7 million €). Par contre, les dépréciations sur stock diminuent grâce à une gestion plus active des stocks, qui a été mise en place depuis plusieurs années et qui porte ses fruits.
L’EBIT atteint 4,2 millions € sur le premier semestre 2009, ce qui représente une diminution de 15,9% par rapport au premier semestre 2008 mais une augmentation de 15,7% par rapport au second.
Les charges financières nettes sont inférieures à 0,2 million € et le taux de taxation s’affiche à 25,6% pour un montant total de 1 million €. Le résultat net s’affiche à 3 millions €, ce qui représente la moitié du profit net de 2008.

II. BILAN, INVESTISSEMENTS ET TABLEAU DE FINANCEMENT

Avec des fonds propres de 68 millions € sur un total de bilan de 133,7 millions €, le ratio de solvabilité atteint le niveau très élevé de 50,8%. Combinée à un modèle économique qui affiche une bonne résistance, cette structure bilantaire forte permet au Groupe Zetes de traverser la crise en poursuivant ses efforts stratégiques tant en développement organique qu’en croissance externe. La position de net cash (11,6 millions €) évite à Zetes les contraintes de covenants financiers et permet donc au management de déployer ses politiques de développement et d’expansion et de rester à l’affut des opportunités de nouveaux marchés, nouvelles technologies, nouveaux territoires.
L’activité dégage un cash flow de 9 millions €. Ce cash flow des opérations constitue la principale source de croissance et de développement de Zetes : financement de projets Build and Operate en People ID, acquisitions, développement de nouvelles solutions en Goods ID. C’est donc un point d’attention à tous les niveaux de la société. Le compte de résultat à généré un cash flow de 5,4 millions € et le besoin en fonds de roulement a diminué de 3,7 millions €.
Cette réduction est essentiellement imputable à la réduction des créances clients. Les investissements du Goods ID atteignent 0,7 million €, ce qui est en ligne avec la politique du Groupe (1% du chiffre d’affaires de cette division). L’investissement en People ID de 1,4 million € est essentiellement relatif à l’investissement dans une nouvelle infrastructure de production et de personnalisation de cartes d’identité électroniques en Israël et à des investissements dans l’outil de production belge afin d’augmenter la capacité de production en perspective des prochaines années.
Au cours du semestre écoulé, la société a reversé à ses actionnaires un montant de 2,34 millions € sous la forme de dividendes (1,9 million €) et de rachat d’actions propres (28.899 actions acquises pour 0,4 million €). Le Groupe démontre sa capacité à dégager des cash flows importants dont une partie significative est consacrée au développement et à l’expansion de l’entreprise, et le solde au service du dividende et au rachat opportuniste d’actions.
La position de net cash de la société s’établit à fin juin 2009 à 11,6 millions €. Elle résulte principalement d’une position de cash à l’actif de 16,5 millions € et de dettes bancaires et de leasing de 5,2 millions €.
En dépit du coût associé, Zetes privilégie le recours à des dettes de moyen terme pour financer les investissements et le développement à long terme afin de préserver les liquidités disponibles pour répondre à des opportunités, notamment d’acquisitions, qui peuvent se présenter.
Dans l’attente de son utilisation, le cash est investi dans des placements à terme en € sans risques.
Le Groupe dispose en outre de lignes de crédit inutilisées pour le financement de son besoin en fonds de roulement et de dispositions cadre pour le financement de reprises d’autres sociétés.

III. ACQUISITIONS

La société a examiné plusieurs dossiers de tailles très différentes au cours du premier semestre 2009.
Seule la reprise de l’activité Print & Apply de Bopack a pu se faire à des conditions financières attractives pour le Groupe et ses actionnaires.
De gros efforts d’intégration ont été consentis pour permettre de redémarrer les ventes et pour atteindre un niveau d’affaires suffisant pour restaurer la rentabilité. Chaque acquisition requiert une attention particulière du management tant dans la phase d’achat (due diligence, négociation, financement) que dans la phase d’intégration pour que le nouveau venu s’inscrive aussi vite que possible dans la ligne stratégique du Groupe et contribue au résultat. L’expérience accumulée permet de réduire le temps et d’allouer au mieux les ressources à cet exercice.
Certains dossiers ont été arrêtés, les conditions n’étant pas réunies pour une bonne intégration au sein de Zetes. D’autres dossiers sont encore à l’examen. Zetes reste cependant vigilant à trouver des cibles qui, d’une part, peuvent trouver leur place dans la stratégie et l’organisation du Groupe et, d’autre part, ont un prix qui permette au Groupe de créer de la valeur post acquisition.

IV. PERSPECTIVES

Dans le Goods ID, la reprise de la croissance dépend de l’issue de la crise économique actuelle.
Et de région à région, la situation peut varier. Zetes a expliqué précédemment que sa filiale au Royaume-Uni avait été la première à subir la récession avant de repartir en croissance à partir de fin d’année dernière et surtout de début 2009. La sortie de la crise en Europe continentale, dont le timing pourrait varier d’un pays à l’autre, devrait marquer le retour à la croissance pour Zetes dont la position concurrentielle sera renforcée.
Quoi qu’il en soit, la division Goods ID a prouvé la pertinence de son modèle économique basé sur une composante services importante et sur une base stable de recurring business. En effet, dans toutes les filiales, la plus forte décroissance se fait sentir dans la vente de hardware, assortie d’une marge plus faible, alors que la vente de software et de services se maintient, voire progresse dans certains pays.
Cette stratégie mise en place prioritairement pour des besoins de différenciation porte ses fruits en période de ralentissement économique et de restriction des investissements.
Même si la prise de commande n’est pas revenue à ses niveaux d’avant la crise, quelques filiales disposent à ce jour de back logs plus importants qu’en fin d’année dernière et la division a prouvé sa capacité à rester bénéficiaire avec un niveau de revenu moindre. 
Dans le People ID, l’impact de la crise est quasi inexistant. La plupart des contrats sont des projets de long terme financés par des Etats (ou leur citoyens) ou par des organismes supranationaux. Les cycles de vente et de décision sont extrêmement longs mais lorsqu’ils aboutissent, leur exécution n’est pas remise en question.
Les efforts déployés par Zetes pour multiplier les contrats Build and Operate portent leurs fruits :

  • En Belgique le contrat de la carte d’identité pour citoyens belges est étendu aux permis de séjour pour étrangers et aux cartes pour enfants.
  • Au Portugal, le roll out se déroule depuis l’an dernier et pour les 4 prochaines années.
  • En Côte d’Ivoire, s’ajoutent au passeport électronique les passeports diplomatiques et les visas biométriques.
  • Enfin, en Israël, la mise en place de l’infrastructure de production et de personnalisation des cartes d’identité électroniques se poursuit et les revenus sont attendus pour les 5 prochaines années.

Parallèlement, la division poursuit ses efforts pour gagner des contrats de court terme en matière d’enrôlement biométrique d’électeurs, de fonctionnaires, …
Récemment, l’Organisation Internationale des Migrations a choisi Zetes pour un projet d’enrôlement de tous les policiers en RDC. Il s’agit du 4ième projet de Zetes au Congo.