Résultats Annuels 2008 - Communiqué réglementé

Des résultats solides liés à une très bonne performance de l’activité Goods ID

  • Revenus du Groupe stables à 177,6 millions € (+ 0,3%)
  • EBITDA courant du Groupe à  15,2 millions € (-1,2%)
  • Résultat net part du Groupe à 6 millions € (-4,2%)

Progression du Goods ID :

  • Revenus à 148,3 millions € (+1,9%)
  • Marge brute en augmentation de 1,8 points, à 42,73% des ventes
  • EBITDA courant à 14,3 millions € (+5.3%)

People ID : ralentissement ponctuel

  • Revenus en décroissance de 7,1%
  • Maintien des efforts de business development payant par la conclusion, en 2009, de nouveaux contrats
  • EBITDA de 3.8 millions €, en baisse de 22,5%

1.   COMPTE DE RESULTATS

Les ventes du Groupe sont restées stables en 2008, à 177,6 millions € (+0,3%), reflétant une progression de 1,9 % dans le segment du Goods ID et une baisse de 7,1% dans le segment du People ID. La croissance en Goods ID a été freinée par la baisse de la Livre Sterling contre l’€ alors que le chiffre d’affaires en People ID a reculé essentiellement parce que certains contrats de court terme (de type Build and Transfer) n’ont pu être signés avant la fin 2008 ; leur exécution est en cours en 2009. Différents contrats à plus LT ont réellement démarré en 2008 (Passeports en Côte d’Ivoire, Carte d’identité au Portugal) et continueront à se développer en 2009 et les années suivantes. 

La marge brute du Groupe est en augmentation sensible, tant en valeur absolue (à 77,4 millions €) qu’en pourcentage des ventes (à 43,6% contre 41,8%). Cette augmentation est, comme par le passé, le résultat de la volonté du Groupe Zetes d’augmenter la part des services et logiciels dans les solutions proposées aux clients.

Enfin, les frais opérationnels restent bien sous contrôle, à 35 % des ventes.

  • Goods ID

Le revenu a progressé  de 1,9% en 2008 alors que l’EBITDA courant, qui passe de 13,6 millions € à 14,3 millions €, a augmenté de 5,3%, démontrant une fois encore la pertinence d’un business modèle axé sur les services à haute valeur ajoutée.

Hors impact de change (neutralisation de la dévaluation du GBP contre EUR), le revenu est en progression de 6,4 millions EUR, soit une augmentation de 4,4% par rapport à 2007. Et l’EBITDA courant progresse de 9,2% à 14,9 millions €.

En terme de croissance externe, le principal changement résulte de l’intégration, pour la totalité de l’année 2008, de l’activité de la société Interscan (France), reprise pour seulement 4 mois dans les résultats de 2007. Cette acquisition a rempli tous les objectifs que Zetes s’était fixés puisqu’elle a permis d’atteindre la masse critique en France et d’y générer de la croissance.

A périmètre constant, on obtient les progressions suivantes :

La stratégie de focalisation sur les solutions à valeur ajoutée ressort clairement du tableau ci-dessus. La résultante en est une augmentation des marges brutes et de rentabilité qui prime sur l’évolution des ventes.  

Les acquisitions (Peak, Interscan, …) réalisées au cours des dernières années ont permis de prendre des positions stratégiques dans la plupart des grands pays et de mettre en place des organisations disposant de la masse critique, ce qui permet de mettre pleinement en œuvre la stratégie du groupe et d’offrir le niveau de service attendu par les grands clients.

Le Groupe Zetes dispose aujourd’hui, dans sept pays européens, d’une organisation forte de plus de 60 personnes et d’un chiffre d’affaires supérieur à 15, voire à 20 millions €. Les autres pays sont adossés aux plus grands dans des structures régionales pour bénéficier de l’expérience et des références existantes. Enfin, les plus petites structures s’appuient sur le support du Competence Centre qui, d’une part, regroupe les meilleures pratiques et les solutions les plus en pointe et, d’autre part, assiste les organisations les moins matures.

La stratégie de solutions à haute valeur ajoutée (software et services) a montré toute sa pertinence en 2008. La crise mondiale affecte cependant les budgets d’investissement des sociétés, ce qui se reflète dans le ralentissement du chiffre d’affaires dans la seconde moitié de l’année.

Cette baisse est en grande partie compensée par un renforcement de la marge brute car dans leurs projets d’investissement, les clients préfèrent orienter leurs budgets vers des solutions software, synonymes de gains de productivité, plutôt que vers des roll out d’équipements hardware.

Grâce à un contrôle des coûts efficace reposant sur une organisation décentralisée et flexible, l’EBITDA est préservé et reste en croissance d’une année à l’autre à 13,8 millions € (+5,6%).

D’un point de vue sectoriel, le Retail est le secteur le plus enclin à investir : la recherche de gains de productivité sur la supply chain est un facteur clé de succès. Zetes apporte des solutions très intégrées avec les systèmes de gestion (ERP ou Warehouse management systems) qui démontrent des gains de productivité mais également une réduction des erreurs dans le traitement des commandes et dans l’approvisionnement des magasins. Les solutions vocales dans lesquelles Zetes a beaucoup investi restent très demandées par les clients.

La valeur des contrats est également en augmentation. Dans les 12 derniers mois, de nombreux contrats supérieurs au million d’EUR ont été conclus en France, en Angleterre, en Belgique et en Allemagne.

  • People ID

Le revenu « Build and Operate » de la division People ID s’est montré stable en 2008. Le ralentissement progressif du roll out de la carte d’identité belge a été compensé par la montée en puissance des contrats à l’étranger, notamment au Portugal. Quelques contrats clé ont été conclus pour le long terme et la Société a travaillé intensivement pour gagner de nouveaux marchés. Ainsi, Zetes a déployé un premier système de passeports biométriques et électroniques en Côte d’Ivoire. Zetes met en œuvre un système complexe basé sur le « live enrolment » pour saisir les données biométriques des citoyens et les coder dans la puce électronique du passeport.

Zetes a également consacré beaucoup de ressources pour l’obtention de nouveaux contrats en Israël, en République Démocratique du Congo et au Togo. Ces contrats ont été signés en début 2009.

Ceci explique que la division a vu son chiffre d’affaires reculer de 7,1% en 2008 pour atteindre 29,3 millions €.

La marge brute est restée constante à 48,2% (-0.1%).

Les charges opérationnelles sont restées stables car l’effort de business development est resté élevé. Les fruits de ces efforts ne se matérialiseront cependant qu’en 2009, voire en 2010 pour certains projets.

L’EBITDA s’élève à 3,8 millions € est, en baisse de 22,5% par rapport à l’année précédente. Ce chiffre ne reflète pas la création de valeur générée par les nouveaux contrats signés en 2009.

La marge d’EBITDA/ventes de 2008 s’affiche à 12,9% (15,4% en 2007). Le retard dans la signature de certains contrats explique ce niveau plus bas que celui visé par la Division (15%).

  • Groupe

Les frais de Corporate sont restés sous contrôle. Ils sont en diminution par rapport à 2007 de 6,4%. Le service aux clients  s’appuie sur des entités décentralisées fortes  et la fonction corporate a pour objectifs essentiels mais limités de définir la stratégie, contrôler les divisions et filiales et piloter la politique d’expansion par acquisition.  

L’EBITDA courant du Groupe s’affiche à 15,2 millions €, soit 8,6% de marge EBITDA/Ventes, contre 15,4 millions (8,7%) en 2007.

Les charges de restructuration de l’exercice 2008 s’élèvent à 0,5 million €. Outre la nécessaire redéfinition des organisations en cas d’acquisition, l’objectif des restructurations est également d’adapter les frais opérationnels des organisations avec leur capacité à générer de la marge et à atteindre leurs objectifs de rentabilité. Seules les charges résultant d’une modification majeure dans l’organisation concernée sont prises en considération à ce niveau. En 2008 les pays concernés sont essentiellement ceux dans lesquels des acquisitions importantes ont eu lieu au cours des deux dernières années : France, Allemagne, UK et Suisse.

Après des amortissements et des dépréciations en ligne avec ceux de l’année 2007, l’EBIT s’affiche à 8,5 millions €, soit une marge d’EBIT/Ventes de 4,8%.

L’évolution défavorable du GBP contre les autres devises, essentiellement sur Q4 2008, a créé une perte de change de 0,4 million € (charges financières). La politique du Groupe est de couvrir la majorité des risques de change  par des contrats de change à terme. La couverture à 100 % n’est cependant  préconisée que sur les contrats importants signés. En outre, des couvertures anticipées pourraient mettre le Groupe Zetes dans une position concurrentielle défavorable par rapport aux concurrents qui n’ont pas de politique de couverture.

Le taux de taxation s’affiche à 23%, pour un montant de 1,8 million € de taxes. De ce montant, 0, 7 million € est non cash (impôts différés / utilisation des pertes récupérables).

Le résultat net s’affiche à 6 millions €.

2.   BILAN, INVESTISSEMENTS ET TABLEAU DE FINANCEMENT

Avec des fonds propres de 67,4 millions €  sur un total de bilan de 127,5 millions €, le ratio de solvabilité atteint le niveau très élevé de 52,9% (contre 49,3% en 2007), ce qui renforce le Groupe dans un contexte économique et financier très troublé.

Les fonds propres augmentent de 3,3 millions € sur l’année après distribution du dividende de 1,9 million €.

L’activité dégage un cash flow de 12,9 millions €. La génération de cash flow reste un point d’attention majeur pour toute l’organisation car c’est ce cash flow qui permet de financer la croissance organique (nouveaux projets, nouveaux investissements), voire externe (acquisitions).

Au cours de l’année 2008, le besoin en fonds de roulement s’est accru de 5,8 millions €. Cet accroissement rectifie une situation exceptionnelle enregistrée à fin 2007 qui s’était clôturée par une diminution du fonds de roulement malgré une forte croissance : des paiements d’avance sur contrats exécutés en 2008 avaient été consentis par de gros clients essentiellement publics à la fin 2007.

De plus, le besoin de fonds de roulement additionnel résulte du paiement (0,9 million €) de compléments de prix (« earn-out ») de deux acquisitions en France et en Espagne. Les règles IFRS exigent en effet qu’on comptabilise la meilleure estimation du montant total de l’acquisition. Dans le cas où une partie du paiement se fait postérieurement à la date d’acquisition, ce montant est classé en autres dettes au bilan.

Enfin, la mise en route de la concession du passeport électronique en Côte d’Ivoire a nécessité de constituer un stock de près de 0,9 million € et a augmenté les contrats de construction de 0,8 million €, deux postes qui influencent le working capital à l’actif et pas le poste d’investissement. 

L’activation des frais de développement représente un montant d’investissement de 1,1million €.

Les investissements du Goods ID atteignent 1,8 million €, ce qui est en ligne avec la politique du Goods ID (1% du chiffre d’affaires de la division). L’investissement en People ID de 1,9 million € est essentiellement relatif à l’investissement dans l’infrastructure du passeport électronique en Côte d’Ivoire. Le cash flow consacré aux investissements atteint un total de 4,9 millions €.

Au cours de l’année écoulée, la société a reversé à ses actionnaires un montant de 2,24 millions € sous la forme de dividendes (1,94 million €) et de rachat d’actions propres (0,3 million €). Ces rachats sont intervenus au cours du dernier trimestre.

La position de net cash de la société s’établit à fin 2008 à un montant de 7,4 millions €. Elle résulte d’une position de cash à l’actif de 13 millions € et de dettes bancaires et de leasing de 5,6 millions €.

Le cash est utilisé d’une part pour financer les opérations courantes et d’autre part pour réaliser (partie) des nouveaux investissements (projets Build and Operate en People ID par exemple) et des acquisitions. Dans l’attente de son utilisation, le cash est investi dans des placements à terme en € auprès de plusieurs établissements de crédit.

Le Groupe dispose de lignes de crédit inutilisées pour le financement de son besoin en fonds de roulement et de dispositions cadre pour le financement de reprises d’autres sociétés.

3.   ACQUISITIONS

Plusieurs dossiers ont été étudiés au cours du second semestre 2008. Aucun de ceux-ci n’a pu déboucher sur une transaction car Zetes estimait que les conditions favorables n’étaient pas réunies.

Zetes reste cependant persuadé que la consolidation du secteur doit se poursuivre au bénéfice des clients et de la masse critique à atteindre dans chacune de ses localisations.

4.   OUTLOOK

Dans le Goods ID, la récession économique réduit les budgets d’investissement des entreprises. Celles-ci ont tendance à réallouer leurs budgets vers des projets à plus forte composantes software, domaine dans lequel Zetes dispose d’une bonne avance sur la plupart de ses concurrents. La majorité des grandes sociétés, surtout dans le Retail, sont à la recherche d’économies et d’efficacité de leur supply chain. Zetes propose des solutions qui génèrent ces économies et peuvent parfois démontrer un return on investment de moins d’un an. Ces projets gardent les faveurs des clients.

Enfin, tant dans les sociétés historiques qu’à travers les acquisitions ciblées réalisées, Zetes a établi une base installée importante sur laquelle elle preste des services de maintenance et à laquelle elle livre des consommables tout au long de la vie des équipements. Ces prestations, appelées recurring business, assurent à la société des revenus et une marge brute significative année après année. Cette partie du business est peu sensible aux ralentissements économiques.   

La dégradation du contexte économique a créé des opportunités de reprises pour Zetes. En janvier 2009, Zetes a repris les activités de Print & Apply (P&A) de Bopack Systems. La nouvelle équipe reprise, forte de 35 personnes en Belgique et aux Pays-Bas, conçoit, réalise et installe des applicateurs d’étiquettes installés sur les chaines de production. Ces solutions extraient les données relatives à la production depuis les systèmes informatiques de gestion pour les imprimer sur des étiquettes qui sont apposées sur les objets produits en bout de ligne de production. Ces étiquettes permettent la traçabilité des biens produits. Ces installations trouvent leur place dans tous les environnements de production (boissons, agro alimentaire, industriel, …). Une demande particulièrement forte se développe dans l’industrie pharmaceutique où les nouvelles réglementations en cours d’adoption prévoient une traçabilité et une identification à l’unité des boites de médicament.

Le revenu récurrent constitue également une composante à part entière du modèle économique P&A.

Les installations P&A se font très en amont, à la production. Ce positionnement est très complémentaire à celui des activités traditionnelles de Zetes. Le rachat de Bopack Systems complète au nord de l’Europe le dispositif P&A déjà installé dans le sud (rachat de Powersys et des activités de MD en Espagne).

Dans le People ID, le début 2009 a été marqué par l’annonce du contrat de la carte d’identité électronique israélienne. Pour ce projet, Zetes est en partenariat avec un imprimeur sécurisé israélien.

Le Gouvernement israélien a confié à cette association la confection et la personnalisation de 5 millions de cartes d’identité électronique dont les caractéristiques sont très proches de celles de la carte belge.  Le Joint Venture doit dès lors établir une usine de fabrication et de personnalisation des cartes. L’investissement sera réalisé en 2009 alors que les revenus sont attendus sur les années 2010 à 2014.

Les contrats de long terme au Portugal et en Côte d’Ivoire se poursuivent.

En Belgique, tous les citoyens seront munis d’une nouvelle carte d’identité au cours de l’année 2009, ce qui provoquera probablement un ralentissement dans les deuxième et troisième trimestres avant la reprise au quatrième trimestre sur base du remplacement des cartes d’identité produites en 2005 et atteignant leur date de validité de 5 ans. Par ailleurs, le roll out des permis de séjour pour étrangers européens et non européens se poursuit et compense la réduction progressive des cartes des citoyens belges. Enfin, le Ministre de l’Intérieur vient d’annoncer la généralisation de la carte pour enfants (Kids ID).

Plusieurs contrats importants de type Build and Transfer ont été signés en début d’année. Ils seront exécutés en 2009 et offrent une bonne visibilité sur les revenus associés : recensement électoral au Togo, mise à jour du fichier électoral au Congo.

Dans ce marché encore en développement, il est nécessaire de continuer à investir en business development. A terme, avec la multiplication de contrats long terme, l’impact de cet effort financier pèsera de moins en moins sur le rendement de cette division.

Sur base des informations disponibles et compte tenu de l’impact de la crise économique sur la division Goods ID et des contrats récemment signés par la division People ID, la Société pense pouvoir atteindre, en 2009, un chiffre d’affaires et une rentabilité du même ordre de grandeur qu’en 2008.

5.   RISQUES ET INCERTITUDES

Investir dans l’action Zetes comporte des risques. Ils ont été décrits dans le rapport annuel 2007 et restent d’actualité.